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Les soignants et les visiteurs en pull, les résidents libres de suivre : en EHPAD comme à l’hôpital, la journée du pull de Noël se vit en douceur.
Par Théo Marchal
En EHPAD ou à l’hôpital, la journée du pull de Noël se vit comme une animation douce. L’équipe et les visiteurs viennent en pull, les résidents ou les patients suivent s’ils en ont envie. Un signe de fête, une visite, un goûter : pas besoin de plus.
Le principe : on propose, on ne programme pas. Il reste à présenter l’idée à l’établissement, à préparer l’après-midi et à respecter les précautions de l’hiver.
L’animation fait partie des missions d’un EHPAD. Le portail public Pour les personnes âgées le rappelle dans sa page sur les EHPAD : la prise en charge y est globale et comprend l’hébergement, la restauration, l’animation et le soin.
Le portail fixe aussi la règle qui compte pour la journée du pull de Noël : « Chaque résident est libre d’y participer. » La journée ne s’impose donc à personne. Elle s’offre.
Une animation douce, c’est un décor familier qui change pour un jour. Des pulls colorés dans les couloirs, un goûter un peu plus festif, une conversation qui démarre sur un motif de renne. Tu cherches l’occasion de parler, pas l’effet de scène.
Dans un établissement, l’idée passe par l’équipe. Parle d’abord à l’animatrice ou à l’animateur, s’il y en a un. Sinon, au cadre de santé ou à la direction. Proposer trois semaines à l’avance laisse le temps d’en parler en réunion d’équipe.
Ton meilleur argument vient de la Haute Autorité de santé. Dans ses recommandations sur la vie sociale des résidents en Ehpad, elle invite à « Profiter des repas de fêtes pour susciter d’autres rencontres entre les résidents à l’occasion des fêtes calendaires, de journées à thème, d’anniversaires (sous réserve de l’accord des personnes concernées). »
Une journée à thème, avec l’accord de chacun : c’est exactement la journée du pull de Noël. Présente-la comme ça, avec une date, un créneau et ce que tu apportes.
Une animation réussie en EHPAD commence avant le jour J, avec les résidents eux-mêmes. La HAS le suggère pour les fêtes : proposer aux résidents de participer à la préparation du menu et à la décoration de la table.
Pour la journée du pull de Noël, ça donne des gestes simples, étalés sur la semaine. Choisir ensemble le goûter du vendredi. Découper des petits pulls en papier pour une guirlande. Ressortir des photos de Noëls anciens pour les poser sur les tables.
Chacun participe à son rythme. Un résident qui ne veut pas découper peut choisir les couleurs. Un autre peut simplement regarder et commenter. Tu proposes l’activité à l’heure où la salle commune est déjà animée, pas à celle de la sieste.
Si un résident tricote encore, c’est une chance. Demande-lui de montrer un point, ou de raconter ses pulls d’autrefois. La journée devient la sienne.
Un après-midi suffit. Le matin reste celui des soins et des toilettes.
Tu proposes. Tu laisses choisir. Tu t’arrêtes avant la fatigue.
Ces gestes suivent la recommandation de la HAS. Elle cite parmi les idées de fêtes le partage des coutumes et des habitudes, et la participation à la décoration de la table. Pour les activités de groupe, elle invite aussi à respecter les affinités en laissant le choix des places, et à disposer tables et sièges en tenant compte des difficultés auditives ou visuelles.
Prévois une table près de la fenêtre pour les conversations à deux. Et garde des chaises libres pour les résidents qui arrivent en cours de route.
Un résident n’a pas à porter de pull de Noël pour participer. S’il a envie de mettre le sien, tant mieux. S’il préfère sa tenue habituelle, la journée reste la sienne.
Un accessoire suffit souvent : une écharpe rouge, un bonnet, une broche en forme de sapin. Les idées pour être de la journée sans pull sont rassemblées dans l’article pour participer à la journée sans pull de Noël.
Un refus n’est pas un échec. Dans ses recommandations, la HAS propose d’analyser avec le résident, puis en réunion d’équipe, un refus de participer : envie de rester seul, activité mal adaptée, façon de l’animer. Pour une journée à thème, la réponse peut être simple : proposer autre chose, ou passer le voir en pull dans sa chambre.
Pour l’habillage, laisse la main à l’équipe. Elle connaît les difficultés de chacun, la sensibilité au froid ou au chaud, ce qui gêne et ce qui rassure. Un pull qui gratte ou qui serre gâche l’après-midi.
Le geste le plus simple, c’est la visite. Le portail pour les personnes âgées le rappelle : « Les résidents ont le droit de recevoir chaque jour des visites sans avoir besoin d’en informer au préalable l’établissement ». Venir en pull le jour de la journée ne demande donc aucune démarche.
Pour animer un moment collectif, en revanche, cale-toi avec l’équipe. Une visite se fait librement. Une animation se prépare avec ceux qui connaissent les résidents.
Pour une personne âgée isolée, Noël peut rimer avec solitude. Les Petits Frères des Pauvres organisent pour les fêtes une grande chaîne de solidarité, avec des réveillons, des repas et des temps festifs, « pour que Noël ne soit pas synonyme de solitude pour les personnes âgées isolées ». Leurs actions comprennent aussi des visites à domicile, en Ehpad ou à l’hôpital.
Tu veux t’engager au-delà d’un après-midi ? Le réseau Monalisa recense des équipes citoyennes de bénévoles contre l’isolement des âgés, dont certaines font des visites en établissement. La carte permet d’en trouver une près de chez toi.
En décembre, les virus circulent et les résidents d’un EHPAD sont fragiles. Santé publique France rappelle dans son article sur les gestes barrières face aux virus hivernaux de porter un masque dès les premiers symptômes, et aussi « en présence de personnes fragiles, même en l’absence de symptômes ».
Les autres gestes sont connus : se laver les mains souvent, éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique. Un flacon de solution hydroalcoolique à l’entrée de la salle du goûter règle la question.
Tu es enrhumé la veille ? Viens masqué, ou décale ta visite. Le pull attendra quelques jours.
À l’hôpital, la journée du pull de Noël se joue d’abord côté visiteurs. Un parent en pull au chevet d’un enfant, un proche qui arrive avec un bonnet de renne : ça suffit à changer l’ambiance d’une chambre.
Pour une animation dans un service, passe toujours par l’équipe. L’association Le Rire Médecin, dont les comédiens-clowns interviennent dans les services hospitaliers pédiatriques, présente son action auprès des enfants hospitalisés avec cette mise en garde : « Jouer auprès des enfants hospitalisés dans les services pédiatriques ne s’improvise pas ! »
Ce que tu peux proposer au cadre de santé : que les soignants volontaires viennent en pull quand leur tenue le permet, un dessin de pull à colorier pour les enfants, une affiche dans la salle d’attente. C’est l’équipe qui dit ce qui est compatible avec les soins et l’hygiène du service.
Une photo de groupe en pull fait plaisir aux familles. Elle se prend avec l’accord de chaque personne photographiée, et se publie avec l’accord de l’établissement.
Pour les résidents qui ne peuvent plus exprimer clairement leur choix, l’équipe sait vers qui se tourner. Dans le doute, on ne photographie pas. Une photo des pulls sur un portant ou des mains autour d’une tasse raconte la journée tout aussi bien.
Pour que l’animation revienne, fixe-la dans le calendrier de l’établissement dès le lendemain. Tu trouveras chaque année la date de la prochaine journée, et d’autres idées sans compétition dans la liste des animations pour le jour J.
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Oui, avec l’accord de l’établissement et en laissant chaque résident libre de participer. L’animation fait partie des missions d’un EHPAD, et la Haute Autorité de santé recommande de profiter des fêtes calendaires et des journées à thème pour susciter des rencontres entre résidents, sous réserve de leur accord. Parle d’abord à l’animatrice, au cadre de santé ou à la direction.
Pour une visite, non : les résidents ont le droit de recevoir chaque jour des visites sans que l’établissement en soit informé à l’avance. Pour animer un moment collectif, en revanche, mieux vaut s’organiser avec l’équipe, qui connaît le rythme des soins et les besoins de chaque résident.
Il participe déjà en étant là, dans sa tenue habituelle. Un accessoire peut lui être proposé, une écharpe ou un bonnet, sans insister. Le portail pour les personnes âgées le rappelle : chaque résident est libre de participer aux animations.
Oui, mais toujours par l’équipe du service, jamais en improvisant. Les interventions auprès des enfants hospitalisés suivent des règles précises : les clowns professionnels du Rire Médecin, par exemple, sont formés pour intervenir en milieu hospitalier. Un visiteur en pull, un coloriage ou une affiche sont des propositions simples à soumettre au cadre de santé.