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Pas de jury, pas de classement, et tout le monde participe : douze animations pour faire vivre la journée du pull de Noël au bureau, à l’école ou en association.
Par Théo Marchal
Une journée du pull de Noël sans concours, ça reste animé ? Oui, et même davantage : quand personne n’est jugé sur son pull, tout le monde ose participer. Les douze animations qui suivent font vivre un bureau, une classe ou une association sans classer personne.
Le concours de pull est un autre format, avec son jury et son règlement. Ici, on ne gagne rien, on passe juste une bonne journée ensemble.
Un concours récompense le pull le plus spectaculaire, qui est parfois aussi le plus cher ou le plus récent. Ceux qui n’ont pas de pull, ou un modèle discret, restent spectateurs. Une animation collective fait au contraire participer tout le monde au même niveau.
C’est aussi plus simple à organiser. Pas de vote à dépouiller, pas de déçus à consoler, pas de lot à acheter. Et ceux qui sont venus avec un simple bonnet ont toute leur place : les idées pour participer sans pull de Noël leur donnent de quoi jouer le jeu.
Chacun ajoute un morceau de Noël à une playlist commune, diffusée toute la journée. Save the Children UK le propose sur sa page du Christmas Jumper Day, avec une formule qui résume l’idée : « Harangue the DJ. Turn off the radio, it’s playlist time. » Au Royaume-Uni, chaque titre ajouté se paie d’un petit don à l’association.
Un chant à plusieurs voix, même approximatif, rassemble mieux qu’un discours. Choisis un refrain que tout le monde connaît déjà : l’histoire des chants de Noël est un sujet en soi, ici on cherche seulement à chanter ensemble.
Distribue les paroles la veille, et désigne une personne pour lancer la première note.
Tu fais écouter les premières secondes d’un chant de Noël, et le groupe cherche le titre. Tout le monde cherche ensemble, à voix haute. On ne compte pas qui gagne, on compte combien de titres le groupe trouve.
Un point pratique si tu organises en association. Diffuser en public des œuvres musicales qui ne sont pas dans le domaine public demande l’autorisation de la Sacem, rappelle le site public associations.gouv.fr, qui précise : « L’autorisation demandée 15 jours avant la manifestation, l’association peut automatiquement bénéficier d’une réduction de 20 % sur les droits d’auteur dus. » Anticipe donc la demande.
Un quiz de dix questions se joue le temps d’une pause café. Une seule exigence : des réponses vérifiables, pour éviter les débats sans fin. La société Stille Nacht de Salzbourg, qui documente l’histoire de Douce nuit, résume ainsi la naissance de la mélodie : « In the schoolhouse of Arnsdorf, on Christmas Eve, Franz Xaver Gruber composes a melody to fit the text. »
Quelques questions à reprendre, avec leurs réponses :
Le quiz se joue en groupe entier, à main levée, sans points individuels. Une bonne réponse fait rire ou apprend quelque chose, et c’est tout ce qu’on lui demande.
Un conte lu à voix haute installe un calme que la journée n’a pas toujours. A Christmas Carol de Charles Dickens, l’histoire d’Ebenezer Scrooge visité par quatre fantômes, s’y prête très bien. Le texte original anglais se télécharge gratuitement sur Project Gutenberg, et une traduction française s’emprunte en médiathèque.
Découpe le conte en courts passages, un lecteur par passage. En EHPAD ou à l’hôpital, où l’on cherche des animations douces pour la journée du pull, c’est l’une des plus simples à mettre en place.
Une journée gagne à s’accrocher à un moment concret. Make-A-Wish Ireland, qui propose aussi un Christmas Jumper Day à ses soutiens, le suggère en toutes lettres : « You can even add in one activity during the Christmas Jumper day, for example, a coffee morning, a yoga class or a walk. »
Tout le monde arrive un quart d’heure plus tôt, en pull, autour d’un café et de quelques viennoiseries. C’est le moment où l’on découvre les tenues des autres. La journée démarre dans la bonne humeur.
Chacun apporte quelque chose, fait maison ou non. Pour que personne ne soit gêné, une part est offerte à chacun, sans vente ni prix affiché. Ceux qui veulent donner davantage le font à la boîte de collecte.
Une marche de vingt minutes autour du bâtiment, en pull, fait sortir tout le monde de son bureau. Dans une classe, une danse sur un chant de Noël joue le même rôle. Les passants sourient, et le groupe se voit enfin en entier.
La photo de groupe est l’animation la plus attendue, et la plus simple. Une heure fixe, un escalier, tout le monde dans le cadre. Les conseils pour réussir la photo de groupe du jour J couvrent aussi l’accord de chacun avant de publier.
Un couloir, une musique, et chacun passe à son tour sous les applaudissements. Pas de note, pas de podium. Chacun présente son pull en une phrase, son histoire ou son motif préféré, et c’est tout.
Tu affiches une grille de motifs : renne, sapin, flocon, bonhomme de neige, Père Noël, cadeau. Le groupe la remplit ensemble au fil de la journée, en repérant les motifs sur les pulls de chacun. Le but est de compléter la grille commune avant le soir, pas de battre qui que ce soit.
La playlist, le goûter ou le quiz peuvent tous alimenter une collecte au profit d’une association. Au Royaume-Uni, c’est même le cœur de la journée : Save the Children UK invite chaque participant à donner ce qu’il peut.
En France, où la journée est informelle, tu choisis librement la cause. Une règle à garder : une boîte discrète, jamais une liste de qui a donné. Les étapes pour faire de la journée une collecte solidaire t’aident à tout mettre en place.
À l’école, les animations courtes marchent le mieux. Le chant, la chasse aux motifs et la photo tiennent chacun dans une récréation. Le quiz se simplifie : des dessins de rennes et de sapins à reconnaître plutôt que des noms de compositeurs.
Au bureau, tout se cale sur les pauses. Le café du matin et la photo de début d’après-midi ne prennent de temps à personne. Pour les équipes à distance, la playlist et le quiz se jouent aussi en visio.
En association ou en club, la journée peut s’accrocher à un rendez-vous existant : l’entraînement, la permanence, l’assemblée de fin d’année. Une animation au début, la photo à la fin, et le pull devient le fil de la soirée. N’oublie pas l’autorisation de la Sacem si la musique est diffusée en public.
Douze idées, c’est trop pour une seule journée. Trois ou quatre suffisent, réparties sur les temps forts. Un exemple à adapter, au bureau comme à l’école :
Tu choisis tes moments. Tu les annonces avec la date. Tu gardes le reste pour la prochaine édition.
12 mars 2021
Vendredi 18 décembre 2026
Le troisième vendredi de décembre, en France et aux États-Unis.
Des animations collectives où personne n’est classé : playlist participative, chant, quiz de Noël en groupe, lecture à voix haute, café ou goûter partagé, marche en pull, photo de groupe, défilé sans jury, chasse aux motifs et collecte. Trois ou quatre suffisent pour une journée, réparties sur les temps forts.
Pour une association qui diffuse en public des œuvres qui ne sont pas dans le domaine public, oui : il faut l’autorisation de la Sacem et verser des droits. Selon associations.gouv.fr, une demande faite 15 jours avant la manifestation permet de bénéficier d’une réduction de 20 % sur les droits d’auteur. Mieux vaut donc s’y prendre tôt.
Choisis des animations qui ne reposent pas sur la tenue : quiz, chant, café, marche ou lecture. Pour la photo et le défilé, un bonnet ou une décoration épinglée suffit. Dis-le dans l’annonce de la journée pour que chacun vienne sans crainte.
Une animation par temps fort suffit : l’arrivée, la fin de matinée, le début d’après-midi et la fin de journée. Chacune tient dans une pause. L’important est d’annoncer les horaires à l’avance pour que tout le monde soit là au bon moment.