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Un pull en papier à couvrir de motifs : c’est l’activité la plus simple pour les petits, et elle s’inscrit dans le programme du cycle 1. Cinq activités par âge, et la seule règle de sécurité qui ne se discute pas : aucune petite pièce.
Par Théo Marchal
Imagine une classe de petite section, vingt silhouettes de pull en papier sur les tables et autant de feutres qui s’agitent. En maternelle, l’activité pull de Noël la plus simple se fait en une matinée, et elle colle au programme du cycle 1, du graphisme au découpage.
Une seule règle ne se discute pas avec les plus petits : rien qui puisse finir dans la bouche. Les cinq activités qui suivent sont classées par âge, avec la façon de les organiser avec l’ATSEM et les familles.
Cinq activités couvrent toute la maternelle, de la petite à la grande section. Chacune demande peu de matériel et se relie à un objectif du programme.
| Activité | Pour qui | Ce que l’enfant travaille | Matériel |
|---|---|---|---|
| Le pull en papier à motifs | Dès la petite section | Le graphisme, la motricité fine | Silhouettes de pull, feutres, craies grasses |
| Le pull collage | Moyenne et grande section | Découper, coller, assembler | Papiers de couleur, feutrine, colle |
| Le grand pull de la classe | Toute la classe | Une production collective | Une grande feuille, de la peinture |
| Le vendredi du pull au calendrier | Moyenne et grande section | Les jours, les mois, les repères | Le calendrier de la classe |
| La chanson d’hiver | Toute la classe | Chanter ensemble, mémoriser | Une chanson sans référence religieuse |
Choisis-en deux pour la matinée, pas cinq. Une activité calme et une activité en groupe suffisent à faire une belle journée.
Le jour du pull n’est pas une parenthèse dans les apprentissages. Le programme d’enseignement de l’école maternelle publié par le ministère de l’Éducation nationale contient trois objectifs qui s’y prêtent directement.
Le programme cite même les tissus et la broderie parmi les répertoires culturels dont les élèves peuvent reproduire les motifs. Un vieux pull de Noël posé sur la table devient ainsi un support d’observation : on repère les motifs, on les nomme, on les reproduit.
Le pull en papier est l’activité la plus simple du jour : une silhouette de pull, et chaque enfant la couvre de motifs. Elle marche à tous les âges, il suffit de changer la consigne.
Affiche ensuite tous les pulls côte à côte, comme une vitrine. C’est ce que demande le programme pour les arts visuels : « Les productions des élèves, individuelles et collectives, sont installées pour qu’ils puissent les commenter, les décrire et les comparer. »
Avec les plus petits, aucune décoration ne doit pouvoir se détacher et finir dans la bouche. La fausse route est un vrai risque à cet âge.
L’Assurance Maladie le chiffre sur sa page ameli.fr consacrée aux corps étrangers inhalés : « 80 % des enfants faisant une fausse route ont moins de 3 ans ». Elle cite les perles et les pièces de jouets parmi les objets en cause, et conseille d’écarter les jouets dont les pièces peuvent se détacher.
La fiche de mpedia.fr, le site de l’Association française de pédiatrie ambulatoire, dresse la même liste d’objets issus de jouets : « nez de peluche, perles, œil de poupée, capuchon de stylo… ».
En toute petite et en petite section, garde donc des décorations plates et grandes : dessin, peinture, papier déchiré, feutrine découpée en grands morceaux par l’adulte. Les pompons, perles et sequins attendent les plus grands. Toujours sous l’œil d’un adulte, et rangés dès la fin de l’atelier.
À partir de 4 ans, le pull devient un collage. L’enfant assemble des formes sur une silhouette de pull. C’est exactement ce que le programme appelle composer une image en assemblant des éléments.
Save the Children UK porte le Christmas Jumper Day britannique. L’association propose des décorations sans achat qui se transposent bien en classe. Le sapin : un triangle de feutrine ou de carton vert, et un petit rectangle marron pour le tronc, collé dessous. Le bonhomme de neige : un fond blanc, un triangle orange pour le nez, des ronds noirs pour les yeux et la bouche.
Découpe les grandes formes à l’avance pour les moyens. En grande section, les enfants découpent eux-mêmes, avec des ciseaux adaptés à leur main.
Le grand pull de la classe est l’activité qui rassemble tout le monde : une immense silhouette de pull au mur, et chaque enfant y ajoute sa part. En grande section, c’est exactement un objectif du programme : « Participer à la réalisation d’une œuvre collective à partir d’une consigne ou d’un problème à résoudre. »
La consigne peut être simple. Chacun peint un flocon, et on les répartit ensemble sur le pull. Ou bien chaque groupe prend une rangée de motifs, et la classe vérifie que les rangées se suivent.
En moyenne section, les enfants peuvent aussi habiller la poupée de la classe d’un pull dessiné. Le programme cite justement le dessin des vêtements des poupées parmi ses exemples de réussite à partir de 4 ans.
Le grand pull reste affiché jusqu’aux vacances. Il sert de décor à la photo de groupe, et chaque enfant sait y montrer son morceau.
En maternelle publique, la chanson du jour du pull se choisit parmi les chants de Noël sans référence religieuse. La page « Noël en musiques et en chansons » de Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, fait la distinction :
On distingue noëls chrétiens (cantiques), noëls d’inspiration chrétienne et chants détachés de toute référence religieuse.
Parmi les titres que Gallica cite dans son corpus, Vive le vent et Mon beau sapin parlent d’hiver, de neige et de sapin. Ce sont de bons candidats pour la classe. Le cadre laïque de l’école publique est détaillé dans la journée du pull de Noël à l’école.
Le programme fixe d’ailleurs l’objectif avant 4 ans : « Dire ou chanter au moins cinq comptines. » La chanson apprise pour le vendredi du pull peut être l’une d’elles.
Le jour du pull tombe un vendredi, et c’est une aubaine pour le rituel du matin. Le programme fait nommer les jours de la semaine, puis associer certains mois à un évènement marquant.
Tu places l’étiquette du pull sur le calendrier de la classe dès le lundi. Chaque matin, on compte les jours qui restent. Le vendredi, on colle l’étiquette, et décembre gagne son évènement.
Une matinée pull de Noël en maternelle se prépare avec l’ATSEM et s’annonce aux familles au moins une semaine à l’avance.
Une matinée suffit. L’après-midi, les plus petits dorment souvent, et le pull en papier les attend au portemanteau.
12 juillet 2024
18 juin 2026
Vendredi 18 décembre 2026
Le troisième vendredi de décembre, en France et aux États-Unis.
Le pull en papier à motifs est la plus adaptée. L’enfant couvre une grande silhouette de pull de traits et de ronds, au feutre ou à la craie grasse. L’activité travaille le graphisme et la motricité fine, deux objectifs du programme de maternelle. Elle ne demande aucune petite pièce, ce qui la rend adaptée aux plus petits.
Pas avec les plus petits. Selon l’Assurance Maladie, 80 % des enfants faisant une fausse route ont moins de 3 ans, et les perles comme les pièces de jouets font partie des objets en cause. En toute petite et petite section, on reste sur des décorations plates et grandes : dessin, peinture, feutrine découpée en grands morceaux. Les petites pièces attendent les plus grands, sous surveillance.
Non. Le pull reste facultatif, et un vieux pull uni suffit. L’enfant qui n’en a pas porte son pull en papier, fabriqué en classe, et participe comme les autres. Le mot aux familles le dit clairement, au moins une semaine avant.
Une chanson d’hiver sans référence religieuse, comme Vive le vent ou Mon beau sapin. Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF, distingue les cantiques, les noëls d’inspiration chrétienne et les chants détachés de toute référence religieuse. À l’école publique, on choisit dans cette dernière famille. Apprise quelques jours avant, la chanson ouvre la matinée du pull.