La Journée du pull de Noël Vendredi 18 décembre 2026

8 min de lecture

Journée du pull de Noël solidaire : organiser une collecte

Un pull, un don, une cause choisie ensemble : la journée du pull de Noël devient une collecte solidaire en cinq étapes, sans trésorier improvisé.

Par Théo Marchal

Bénévole en sweat bleu marqué VOLUNTEER portant un carton sur lequel est écrit DONATIONS au feutre noir.
Photographie de cottonbro studio, Pexels, Licence Pexels.

Un vendredi de décembre, le mois où les dons affluent : la journée du pull de Noël tombe à point pour une collecte solidaire. Chacun vient en pull. Chacun donne ce qu’il veut, à l’association que le groupe a retenue.

Personne n’organise cette journée en France, et c’est une chance : tu fixes la cause, la forme du don et le rythme, de l’idée jusqu’au résultat annoncé.

Le principe : on porte un pull, on verse un don

Une journée du pull de Noël solidaire repose sur un échange simple. Le pull sert de signe de ralliement. Le don donne un sens à la tenue.

Le modèle vient du Royaume-Uni. Là-bas, l’association Save the Children porte le Christmas Jumper Day et collecte des dons pour les enfants. Son fonctionnement est détaillé dans l’article sur le Christmas Jumper Day britannique.

En France, aucune association ne porte la journée à l’échelle du pays. Ton groupe choisit donc lui-même à qui il donne. C’est la première décision à prendre, et la plus importante.

Choisir l’association qui recevra les dons

La bonne cause, c’est celle que ton groupe a envie de soutenir. Le guide de Don en Confiance pour donner en confiance commence exactement par là : « Je choisis la cause que je veux soutenir ! »

Pour décider sans trois réunions, propose deux ou trois causes et fais voter. Un sondage dans la messagerie d’équipe suffit. Une cause choisie par le groupe rassemble mieux qu’une cause imposée.

Vérifie ensuite l’association elle-même. Don en Confiance propose cinq questions à se poser en consultant son site : son champ d’action, qui la dirige, si elle est contrôlée, ses engagements envers les donateurs, sa transparence. Un rapport annuel facile à trouver est déjà un bon signe.

  • Une cause locale : l’épicerie solidaire du quartier, l’antenne départementale d’une grande association, un accueil de jour. Le groupe voit où va son geste.
  • Une cause nationale : une grande association d’aide alimentaire, de soins ou de logement. Le don de chacun y rejoint une action à grande échelle.
  • Une cause proche du groupe : une association qu’un collègue ou un parent d’élève connaît de l’intérieur. Demande-lui de la présenter en deux minutes le jour J.

Argent, denrées, jouets, vêtements : quatre façons de collecter

Une collecte solidaire ne passe pas forcément par l’argent. Quatre formes se prêtent bien à un vendredi de décembre. Chacune demande une préparation différente.

FormeCe que chacun apporteÀ préparerPoint de vigilance
Don en argentUn versement du montant de son choixLe lien de don de l’associationLe reçu fiscal va à celui qui verse
DenréesProduits alimentaires et d’hygièneLa liste des besoins, un lieu de dépôtLes besoins changent d’un territoire à l’autre
Jouets et livresCe que l’antenne locale demandeLe contact de l’antenne, un carton par âgeSuivre les consignes de l’association
VêtementsTextiles propres et secs, en sac ferméUn point de collecte textile procheRien de sale ni d’humide

Pour les denrées, les Restos du Cœur expliquent comment organiser une collecte à leur profit, que tu sois une entreprise, une école ou une association. Première étape : « Contactez l’Association Départementale de votre territoire afin de comprendre les besoins locaux ». Ensuite, tu fixes un lieu et une date.

Pour les jouets, le Secours populaire mène en fin d’année sa campagne des Pères Noël verts. Grâce à ces bénévoles en costume vert, écrit l’association, « le Secours populaire apporte aux familles en difficulté de quoi offrir des jouets et des livres ». Appelle l’antenne la plus proche avant de lancer l’appel : elle te dira quoi apporter.

Pour les vêtements, l’éco-organisme de la filière textile détaille ce que Refashion accepte dans ses points de collecte. Sa règle : « Usés, abîmés, dépassés, en bon état... mais propres et secs. » Le vieux pull qui ne sert plus a sa place dans le sac.

La cagnotte : préférer le don direct à l’association

Le plus simple, pour une collecte en argent, c’est que chacun donne directement sur la page de l’association. Pas d’enveloppe qui circule. Pas de trésorier improvisé. Pas de doute sur l’arrivée des fonds.

Don en Confiance le recommande à propos des cagnottes personnelles : « Sans garantie sur la destination et l’utilisation des fonds collectés, je privilégie le don direct à l’association/fondation de mon choix. »

Tu tiens à une cagnotte commune ? Préviens l’association d’abord. Le guide de Don en Confiance est clair : « Avant l’ouverture d’une cagnotte, il est nécessaire de contacter l’association/fondation ». Elle te dira si elle peut recevoir les fonds, par quel outil, et ce qu’il en est des reçus.

Une astuce évite les malentendus : un seul lien, celui de l’association, dans l’annonce de la journée. Chacun donne en son nom. Tu n’as rien à compter ni à reverser.

Ce que le don coûte vraiment après réduction d’impôt

Un don à une association d’intérêt général ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Sur sa fiche consacrée aux dons aux associations et organismes d’intérêt général, Service-Public.fr l’écrit ainsi : « La réduction d’impôt est de 66 % du montant des dons. » Elle joue dans la limite de 20 % du revenu imposable.

L’exemple de Service-Public.fr parle de lui-même : un don de 200 € à une association sportive ou culturelle ouvre droit à 132 € de réduction. Pour un foyer imposable, le don revient donc à 68 €.

Le taux monte à 75 % pour les organismes qui aident les personnes en difficulté, par des repas, des soins ou un logement. La page d’impots.gouv.fr sur les dons aux associations que l’on peut déduire cite parmi eux les Restaurants du cœur, la Croix-Rouge, le Secours catholique et le Secours populaire. Ce taux s’applique jusqu’à un plafond fixé par la loi. Au-delà, la part qui dépasse repasse à 66 %.

Le reçu fiscal est établi au nom de la personne qui verse. Si un collègue rassemble l’argent de tout le service et fait un seul virement, c’est lui qui reçoit le reçu. Raison de plus pour que chacun donne lui-même.

Dernier réflexe : garder ses reçus. La consigne des impôts est nette : « Ne joignez pas les reçus de dons à votre déclaration. Conservez-les pour les produire, le cas échéant, à la demande du service des impôts. »

Décembre, le mois où l’on donne le plus

La journée du pull de Noël tombe au bon moment pour une collecte. Le baromètre de la générosité publié par France générosités, qui suit les dons des particuliers à 55 associations et fondations, le montre : c’est « le mois de décembre qui compte pour 23% de la collecte annuelle ». Le dernier trimestre pèse 41 % des dons de l’année.

Ce calendrier a un revers. En décembre, les associations sont très sollicitées, et leurs bénévoles aussi. Contacte l’association dès novembre, pour lui laisser le temps de répondre.

Il a aussi un avantage. Personne ne s’étonne qu’on parle de dons en décembre. Ta collecte ne dérange pas : elle arrive quand chacun y pense déjà.

Le déroulé, de l’annonce au résultat

Une collecte réussie se déroule en cinq temps. Tu choisis la cause. Tu préviens l’association. Tu annonces la date.

  1. Trois semaines avant : le groupe vote pour une cause, puis tu contactes l’association pour valider la forme du don.
  2. Deux semaines avant : tu annonces la journée avec le lien de don ou la liste des produits. Pour le texte et le visuel, pars des modèles de message et d’affiche pour annoncer la journée.
  3. La veille : une relance courte, avec le lien, le lieu de dépôt et l’heure de la photo.
  4. Le jour J : on vient en pull, on dépose les denrées ou les jouets, on donne en ligne si on préfère.
  5. La semaine suivante : tu annonces le résultat et tu remercies tout le monde.

Annoncer le résultat compte autant que collecter. Pour les denrées, les Restos du Cœur récupèrent la collecte et « vous informeront de l’équivalent en repas distribués aux personnes accueillies ». C’est un chiffre parlant, à partager tel quel.

Pour un don en ligne, tu ne connais pas les montants, et c’est très bien. Je compterais les participants, pas les euros. Demande à chacun de le signaler d’un mot dans la conversation d’équipe.

Au bureau, à l’école, au club : qui donne son accord

Une collecte dans un lieu collectif se prépare avec ceux qui en ont la charge. Au travail, c’est la direction ou le comité social et économique. À l’école, c’est la direction de l’établissement. Au club, c’est le bureau de l’association.

Les Restos du Cœur citent d’ailleurs ces trois organisateurs : une entreprise ou son CE pour mobiliser les salariés, un établissement scolaire pour mobiliser les élèves et leurs familles, une association pour mobiliser ses membres.

Au bureau, la question de l’accord se pose avant celle du don. Qui valide, comment présenter l’idée, que faire de ceux qui ne veulent pas participer : tout est dans l’article pour proposer la journée du pull de Noël à ta direction.

Une règle vaut partout : le don reste libre. Personne n’a à savoir qui a donné combien, ni même qui a donné. Venir en pull suffit pour être de la journée.

Trois erreurs qui gâchent une collecte

  • Une cause floue. Donner pour les plus démunis ne dit pas à qui va l’argent. Nomme l’association et ce qu’elle fera des dons.
  • Un objectif en euros affiché au mur. Il met mal à l’aise ceux qui donnent peu. Affiche le nombre de participants plutôt que la somme.
  • Des produits que l’association ne distribue pas. Les besoins varient d’une antenne à l’autre. Demande la liste avant d’annoncer quoi que ce soit.

Bon. Une cause, un lien, un vendredi en pull. Le reste, c’est le groupe qui le fait : à toi de lancer le vote.

Repères

  1. Publication

    7 décembre 2023

  2. Mise à jour

    13 juillet 2026

  3. Prochaine journée

    Vendredi 18 décembre 2026

    Le troisième vendredi de décembre, en France et aux États-Unis.

Questions fréquentes

Peut-on faire une journée du pull de Noël solidaire sans association partenaire ?

La journée elle-même se passe très bien d’association. Pour une collecte, mieux vaut en choisir une : c’est elle qui reçoit les dons et délivre les reçus fiscaux. Un pot commun sans destinataire précis laisse une question sans réponse, celle de la destination de l’argent. Don en Confiance conseille d’ailleurs de privilégier le don direct à l’association choisie.

Un don fait pendant la journée du pull de Noël ouvre-t-il droit à une réduction d’impôt ?

Oui, s’il va à une association d’intérêt général et si le donateur est imposable. Service-Public.fr indique une réduction de 66 % du montant des dons, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Le taux passe à 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté, jusqu’à un plafond fixé par la loi. Le reçu est établi au nom de celui qui verse : chacun a donc intérêt à donner lui-même.

Quelle association choisir pour une collecte de Noël ?

Celle que ton groupe a envie de soutenir : propose deux ou trois causes et fais voter. Vérifie ensuite l’association sur son site : son champ d’action, sa direction, ses contrôles, sa transparence. Une antenne locale permet au groupe de voir l’effet de son geste, une grande association nationale d’agir à plus grande échelle.

Faut-il porter un pull de Noël pour donner ?

Non. Le pull est le signe de ralliement de la journée, le don reste un geste libre et séparé. On peut venir en pull sans donner, ou donner sans pull. Personne n’a à savoir qui a donné ni combien.